Offres d’apprentissage

Offres d’apprentissage à géométrie variable

Les « objectifs spécifiques », qui n’ont jamais été clairement définis en termes de compétences langagières nécessaires, ou, au moins, prioritaires, sont en train de disparaître de l’horizon théorique de la didactique des langues dans la mesure où, désormais, on ne peut plus guère affirmer la pertinence de cette notion floue depuis toujours, de « français général ». Il n’y a plus, à parler opératoirement, que des « français à objectifs spécifiques » (ou toute autre langue étrangère, bien entendu).

Savoir-faire sectoriels

Pratiquer une langue comme un natif constitue une ambition exactement totalitaire dont personne ne se préoccupe plus, sauf peut-être ceux qui aiment parler pour ne rien dire. C’était une bonne illustration d’un temps qui affirmait ne se soucier que d’une excellence achevée et de dégager des élites par la diffusion de l’éducation. On se donnait l’illusion de viser une inatteignable apogée, une sorte de savoir absolu, comme si celui-ci pouvait exister.

Voilà

Il y a une recrudescence des « voilà » dans la parole publique, ou, plutôt, médiatique. Le joueur de football (ou tout autre sportif), le chanteur (ou tout autre people), dès qu’on leur pose une question pourtant, par force, bien banale, surabonde de plus en plus de « voilà », pratiquement à chaque émission de voix. Ce n’est certes pas la première fois que je consacre une chronique à ce phénomène, mais il va en s’amplifiant, et il faut essayer (sans y croire vraiment) de l’endiguer. Même des profanes s’en rendent compte : nombreux sont ceux, depuis quelques mois, qui m’interrogent sur le sujet, parce que je leur parais être un spécialiste.

Liaisons

C’est désormais un phénomène établi : les innombrables animateurs (et, bien entendu, animatrices) de la télévision et de la radio, c’est-à-dire, soulignons-le, de la communication orale, se dispensent de marquer le pluriel par une liaison qui, pourtant, depuis des siècles, avait droit de cité. On parle régulièrement, sans complexe, des trois « autres otages » qui demeurent dans le monde. Seul David Pujadas, sur France 2, résiste encore et dit, par exemple, « les trois z’autres z’otages ». Il est du dernier snob d’ignorer les marques du pluriel.

Impératifs

Il est possible que le phénomène ait commencé avec le Indignez-vous de Stéphane Hessel. Indépendamment de la justesse de la cause défendue, et de l’obligation qu’elle contient, contre lesquelles je n’ai aucune objection, au contraire, il faut bien reconnaître que ce tout petit livre ne se caractérise pas par la sophistication du raisonnement : il est, en somme, accessible à toutes les bourses, sans jeu de mots et il n’est pas très difficile, en le lisant, de se donner la sensation délicieuse de devenir un penseur, ou digne d’en accompagner un.

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