JOUER OUI MAIS...

Une nouvelle session de formation d'enseignants azerbaïdjanais, dans une région éloignée de la capitale. Dans l'école d'apparence proprette la modernité - un TBI (mais y a -t-il un utilisateur dans la salle?) jouxte le dénuement - plusieurs fenêtres sans vitres (heureusement, les beaux jours arrivent).

Les professeurs sont nombreux, une quarantaine, mais tout de suite séduits par le mémory: Celui-ci ne répond-il pas parfaitement à un de leurs objectifs premiers : faire acquérir un maximum de vocabulaire, sans obligatoirement l'intégrer à des situations de communication. Le mémory est donc rapidement apprivoisé: mémory des couleurs, des fruits, des légumes, des métiers ... le jeu plait par sa simplicité et les professeurs peuvent aller jusqu'à envisager leur propre confection de jeux répondant à la progression du manuel. 

On peut donc alors sortir une "autre carte": le mémory, c'est le lexique, c'est le lexique rélféchi (contraires, synonymes..) mais c'est aussi la grammaire et même, osons, mais oui, le culturel! Quittons le pluriel des mots en "ou" et la conjugaison pour les monuments de Paris, les tableaux impressionnistes et ... jusqu'où n'irons-nous pas?

Eh! bien oui, le memory peut nous mener aux citations à compléter, à deux vers rimant entre eux, à un auteur et une de ses oeuvres, et à bien d'autres variantes que je laisse le soin aux professeurs de confectionner et de tester.

Reste, comme pour tout outil, la manière de s'en servir, de le domestiquer pour qu'il apporte un maximum de bénéfice à ses joueurs. 

Nous en parlerons... à Liège, au congrès dela FIPF où je vous donne rendez-vous le samedi 18 juillet à 16H30. Nous y parlerons du memory, du projet ASDIFLE -FIPF, mais surtout vous y découvrirez en jouant l'art et la manière de reconnaitre - beaux joueurs- combien le jeu dans les apprentissages est une activité sérieuse à ne pas mépriser.